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Dominik Szoboszlai, le milieu précieux de Liverpool, affiche un fort caractère. Et si le Hongrois de 25 ans ne participe pas à la Coupe du monde, il n'en rêve pas moins de remettre son pays sur la carte du football international.

Dominik Szoboszlai, le milieu précieux de Liverpool, affiche un fort caractère. Et si le Hongrois de 25 ans ne participe pas à la Coupe du monde, il n'en rêve pas moins de remettre son pays sur la carte du football international. « Dominik, commençons par une observation d'ordre visuel : en dehors du terrain, vous êtes réputé pour vos tenues très originales, très audacieuses, alors que sur le terrain vous êtes un joueur sans fioriture. Quel est le vrai Dominik Szoboszlai ? Mmm... C'est une bonne question. Je dirais que les deux forment Dominik Szoboszlai. Simplement, je sais quand switcher. Sur le terrain, mon état d'esprit est plus basé sur l'efficacité épurée, focus sur mon travail et les tâches que je dois accomplir alors qu'en dehors j'aime ajouter des extras. Vous êtes donc un peu différent de certains joueurs dont l'apparence un peu excentrique traduit une certaine créativité sur le terrain ? Donc vous trouvez que je ne suis pas un joueur créatif ? Je reformule : vous avez de la créativité mais disons sans facéties, non ? Ah, alors, c'est déjà différent. Les skills un peu "joga bonito", c'est pour le show, cela n'a rien à voir selon moi avec le football. C'est toujours sympa quand on en fait, mais, moi, je ne perds pas de vue que le football est trop compétitif pour ne pas tout faire pour atteindre le vrai but d'un joueur professionnel : gagner le match. Moi, je ne raisonne que comme cela, il faut gagner, et nous jouons dans des compétitions tellement concurrentielles qu'il n'y a pas de place pour faire des skills qui soient juste pour amuser le public. Et ce goût vestimentaire insolite, d'où vient-il ?Il y a quelques années, j'ai rencontré un gars qui m'a guidé dans cette recherche vestimentaire. Parfois, je trouve quelque chose dont je me dis que ce sera peut-être too much, puis je le porte quelques minutes, je m'y sens bien et je me dis : "Les gens n'auront qu'à s'y habituer." Avec cette façon de rechercher ce que je veux vraiment, sans me soucier du regard des autres, je me sens mieux. Et je pense que cela traduit ma confiance en moi. Car il faut une certaine dose de confiance pour assumer certaines tenues. De toute façon, les gens parlent toujours de vous, quoi que vous fassiez. Donc, autant qu'ils parlent de cela. Vous parliez de show tout à l'heure, et pour moi c'est ça qui fait partie du show. À condition de se sentir bien. Par exemple, j'adore le style de Jules Koundé. Je ne le porterais pas mais son style c'est vraiment lui et ça fonctionne car c'est très assumé. Si on résume, vous performez dans un très grand club, vous avez un vrai style au niveau de votre apparence. Mais alors que vous manque-t-il encore pour être une grande star ? Qui a dit que je n'étais pas une grande star ? Pour vous, qui serait une superstar ? Kylian Mbappé, par exemple.C'est vrai. Mais il a gagné la Coupe du monde, il joue au Real Madrid. Et puis, c'est Mbappé quoi. Moi, au niveau international, je n'ai encore rien accompli. OK, je suis le capitaine de l'équipe de Hongrie et j'en suis immensément fier, mais pour le reste du monde, cela ne signifie pas assez. Je suis tranquille avec ça, je sais que l'an dernier quand nous avons gagné la Premier League avec Liverpool, le Championnat le plus difficile de la planète, notre milieu de terrain a fait la loi, et sans cela nous n'aurions pas été champions. Mais, au bout du compte, qui a été la superstar de ce titre ? Mo Salah. Car nous avons tous fait le maximum pour qu'il puisse être dans les meilleures dispositions possibles pour faire la différence. Il en a récolté les fruits et c'est OK pour tout le monde car nous sommes une équipe, nous pensons en équipe, et, à la fin, nous avons gagné le trophée et c'est tout ce qui compte. Je voulais aussi qu'on aille beaucoup plus loin en Ligue des champions car je pense qu'il aurait alors eu une très bonne chance pour le Ballon d'Or. Moi, je pense qu'il faut toujours raisonner selon une seule question : qu'est-ce qui est bon pour l'équipe ? Par exemple, je peux aussi définir une star du jeu par sa capacité à faire la différence lui-même. Et alors, dans ce cas, je suis aussi une star. Mais rassurez-vous, je ne me mets pas aujourd'hui dans la catégorie des Mbappé, Haaland, Lamine Yamal, Vinicius... Parce que, pour l'instant, je n'ai pas encore atteint ce niveau, qu'il me manque des accomplissements sur le plan international, mais aussi en raison de la position que j'occupe. Tous ces gars sont des attaquants, moi je suis un milieu de terrain relayeur. Y a-t-il une frustration d'être celui que l'on trimballe d'une position à l'autre ? On en revient à ce que je disais précédemment : c'est un sport d'équipe. Je pourrais très bien dire : "Je ne veux pas jouer latéral, soit vous me mettez au milieu, soit je ne joue pas." Mais je ne fais pas ça car je veux aider mon équipe par tous les moyens. Or, moi, je veux gagner, quel que soit le poste où l'on me fait jouer. Certains pourraient dire que vous êtes trop gentil peut-être... Je suis un joueur d'équipe. Je ne suis pas trop gentil, faites-moi confiance. (Rires.) Et puis, si on est honnête, passer du milieu au poste de défenseur latéral n'est vraiment pas difficile. Au milieu, il faut avoir une vue panoramique car le jeu et les adversaires peuvent arriver de partout, alors qu'en tant que latéral c'est assez binaire : si je n'ai personne face à moi, je suis libre, s'il y a un adversaire, je ne suis pas libre. Simple. Mais ma position préférée est relayeur, car j'ai toutes les options : jouer court, long, courir avec la balle, me projeter sans le ballon, frapper de loin ou venir plus près. Vous disiez que venir de Hongrie pouvait être un désavantage en termes de reconnaissance internationale... (Il coupe.) C'est une évidence. Si je prends l'exemple d'un Anglais, dès le départ, il est confronté au top niveau, il est déjà dans cette lumière du très haut niveau, et il va bénéficier de ce crédit dès le départ. Je peux vous assurer qu'entre un jeune Anglais prometteur et un jeune Hongrois prometteur, le choix sera vite fait en faveur de l'Anglais. Un Hongrois comme moi doit travailler beaucoup plus dur, prouver bien davantage pour être choisi. C'est l'histoire de ma vie. Mais à l'arrivée, je suis arrivé où je suis, et j'espère contribuer à remettre la Hongrie sur la carte du football. Justement, quand on se réfère à la Hongrie, on ne pense qu'à Puskas et à la fabuleuse équipe des années 1950, ou encore Florian Albert, Ballon d'Or France Football 1967, mais quasiment jamais au présent. Comment vivez-vous cela ? Je ne peux pas changer cela tout seul, même si j'y travaille de toutes mes forces. Mais je ne veux pas me prendre la tête avec cette comparaison. L'équipe de Ferenc Puskas a été finaliste de la Coupe du monde 1954(battue par la RFA, 2-3), alors que mon équipe ne sera probablement jamais en finale d'un Mondial, c'est évident. Je suis honnête. À cette époque, la génération Puskas (Sandor Kocsis, Nandor Hidegkuti, Zoltan Czibor, Jozsef Bozsik ou encore Gyula Grosics) comptait des joueurs du Real Madrid, du Barça, c'était vraiment quelque chose de fantastique que je respecte. Moi je suis obligé de suivre ma propre voie car notre football est très différent aujourd'hui de ce qu'il était alors. Je joue depuis mes débuts professionnels avec l'idée de porter haut les couleurs hongroises, je me sens investi d'une sorte de mission, je la prends très à coeur. D'ailleurs, je suis capitaine de ma sélection depuis mes 21 ans. Ferenc Puskas était le plus grand. Alors, quand on me dit que je suis le plus grand joueur du pays depuis cette époque dorée, c'est une fierté. Finalement, votre histoire avec le football est davantage liée à votre père qui était votre premier coach. Quelle était la relation entre vous ? Pfff... Si seulement vous saviez. C'était très dur. Il était mon père mais aussi mon coach, donc toute notre relation était "football, football, football". Chaque jour, chaque heure, chaque minute. Mon père était plus dur avec moi qu'avec les autres gamins, comme s'il voulait faire un exemple avec moi. Je trouvais ça très injuste. Quand j'avais 12 ans, je n'arrêtais pas de me dire : "Pourquoi toujours moi ?", comme Mario Balotelli (en référence au t-shirt exhibé par l'attaquant Italien Why always me ?, le 23 octobre 2011, avec Manchester City lors du derby contre United). Je n'ai compris qu'à mes 20 ans qu'il avait fait tout ça pour mon bien et pour mon succès. Mais ça reste quelque chose de difficile. Vous n'êtes pas en paix avec cette époque ? Mmm... Je dois l'être, je n'ai pas le choix car je ne peux rien y changer. Disons qu'heureusement j'ai atteint mon but d'être au haut niveau, et que ça m'aide à accepter tout ce qui s'est passé. Dans la presse circule une histoire selon laquelle votre père vous donnait des chaussures de foot trop petites afin que vos pieds ne grandissent pas trop...(Il coupe.) C'est faux. Effectivement, j'ai lu plusieurs fois cette histoire, mais non, ce n'est pas vrai. Ce que mon père faisait, c'était de me mettre des chaussures exactement à ma taille, sans le moindre espace entre mes orteils et la chaussure, alors que d'habitude les gamins ont des chaussures un tout petit peu plus grandes dans lesquelles les orteils ne touchent pas le bout de la chaussure. Mon père voulait que mon pied soit calé au maximum dans ma chaussure, sans le moindre jeu à l'intérieur. Afin de sentir le ballon avec le maximum de sensibilité. Il avait des idées très fortes sur l'éducation footballistique. Par exemple, il nous faisait nous entraîner avec des balles de golf dans les mains afin que l'on ne soit pas tentés d'attraper le maillot de l'adversaire, mais que l'on soit obligés de se servir des bras pour passer devant un opposant. Des trucs comme ça. Lorsque vous étiez plus jeune, aviez-vous des modèles ? Aucun. Allez, quoi... Non, c'est vrai. Mais j'avais une idole : Cristiano Ronaldo. Pas pour son style de jeu, mais pour sa mentalité, son éthique de travail unique. J'ai lu son livre étant jeune, j'ai regardé des vidéos de sa préparation, c'est tout cela qui m'a inspiré chez lui, bien plus que sa façon de jouer. Mais je n'ai eu aucun modèle de jeu. Sincèrement. J'ai tout de suite voulu être moi-même et personne d'autre. Car j'ai compris très tôt qu'il n'y aurait qu'un Zinédine Zidane, qu'un Steven Gerrard, qu'un Paul Pogba, qu'un Lionel Messi, qu'un Cristiano Ronaldo... Vous ne pouvez pas être le prochain. Vous connaissez la phrase : "Soyez vous-même, tous les autres sont pris." Quand on est un gamin de Székesfehérvár (une ville située au sud-ouest de Budapest), est-ce qu'on ose rêver de jouer plus tard dans les plus grands clubs ou est-ce que cela semble trop loin ? Moi, j'en ai toujours rêvé. Le rêve est ce qui coûte le moins cher. C'est ce qu'on met en place pour l'atteindre qui a un prix. Et à chaque fois que je franchisais une étape, je me fixais la suivante immédiatement : de Salzbourg à Leipzig, de Leipzig à Liverpool. Le parcours n'a pas été simple car, quand je suis arrivé à Salzbourg dans la galaxie Red Bull, je suis arrivé d'un football hongrois qui n'était pas aussi internationalisé, je suis arrivé seul, sans parler le moindre mot d'allemand, ni même d'anglais. Et personne n'est là pour t'aider, au contraire. Je suis le petit nouveau et les gars qui jouent à ton poste ne te font aucun cadeau, ils ne veulent pas que tu t'améliores. C'est toute la difficulté du football de haut niveau, ton partenaire est ton premier adversaire. Mais il n'y a aucun moment où je me suis découragé, je ne le dis pas pour me vanter du tout. Mais j'ai trop d'ego, plus on veut me signifier que je ne vais pas y arriver, plus je prends un malin plaisir à donner tort. C'est mon carburant. C'est pour ça que j'éprouve beaucoup d'amour pour les gens assis dans leur canapé qui disent des conneries sur moi. (Sourire.) Vous disiez ne pas avoir de modèle de jeu, mais dans le domaine des coups francs qui ont fait votre réputation, est-ce que vous avez eu des sujets d'inspiration ?Non. Je m'y entraîne depuis mon plus jeune âge avec mon père, j'adore ça et rapidement j'ai vu que j'avais de bonnes dispositions. Donc, tous les jours, je pratique cet exercice depuis ma plus tendre enfance, jusqu'à devenir l'un des meilleurs. Mais, pour devenir un tireur attitré, il a fallu que je me batte beaucoup, notamment à Liverpool car on avait Trent Alexander-Arnold qui est un très bon frappeur... presque aussi bon que moi. (Rires.) Je me permets de le taquiner car on est très amis, il sait que je plaisante. Quand on arrive à devenir le tireur de coup franc attitré d'un club comme Liverpool, ça booste la confiance. Vous avez marqué cinq coups francs directs cette saison, contre Arsenal, Marseille, Bournemouth, Manchester City et Tottenham. Racontez-nous votre routine dans cet exercice quand vous vous apprêtez à frapper. Cinq pas en arrière, course, tir, but. (Rires.) Plus sérieusement, j'évalue la distance. Quand c'est un coup franc assez lointain, ça commence toujours par Virgil (van Dijk) qui vient me souffler : "OK, centre sur ma tête."(Rires.) Il y a lointain et trop lointain. Je dois juste évaluer si c'est trop lointain et prendre ma décision de centrer ou de frapper direct (face à Manchester City, 1-2, le 8 février, il avait notamment laissé Gianluigi Donnarumma sans réaction, d'une frappe puissante de 30 mètres, poteau rentrant). Je suis très analytique, je prends tout en compte, c'est une construction minutieuse avec tous les éléments à ma disposition : la distance, je l'ai dit, l'angle, la position du gardien, le mur avec mes gars qui arrivent à se positionner exactement où je le veux, et les infos que j'ai en ma possession sur le gardien de but. Je regarde des vidéos de son attitude sur les coups francs, celle de son mur aussi. Par exemple, contre Marseille (2-0 en Ligue des champions, le 21 janvier dernier), j'avais repéré que leur mur sautait souvent sans joueur couché. Quand j'ai eu confirmation qu'ils ne mettaient pas de joueur allongé, j'ai pris la décision de tirer au ras du sol sous le mur. Contre Arsenal (1-0, le 31 août 2025 en Premier League, d'une frappe enroulée), je sais comment bouge (David) Raya. Et lui sait que je sais ! Vous dégagez beaucoup de confiance en vous. Mais vous n'avez jamais ressenti la moindre appréhension, même dans un club comme Liverpool, bien supérieur à tout ce que vous aviez connu avant ? La peur ? Moi ? Non pas la peur, mais une légère anxiété, comme quand on change de monde. Non ? Non. Parce que, s'ils sont venus me chercher, c'est qu'ils pensent que j'ai le niveau. Et moi, en arrivant, j'ai la conviction qu'ils n'ont pas de milieux plus forts que moi. Peut-être qu'ils le sont, mais moi ma conviction, en arrivant, c'est qu'ils ne le sont pas. Et pour que ce ne soit pas juste un truc de pensée positive, il faut ensuite faire en sorte que ce soit comme vous le pensez. C'est toujours pareil, il y a votre conviction et ce que vous mettez en place pour que cette conviction se vérifie. Vous avez déclaré que quasiment chaque joueur de Liverpool était le leader principal de son équipe nationale mais, qu'en revenant à Liverpool, il fallait switcher car il n'y a qu'un seul leader incontesté : Virgil van Dijk. Est-ce si simple pour quelqu'un comme vous qui êtes un héros absolu en Hongrie de faire ce fameux switch ?En fait, c'est plus simple que ça en a l'air, cela se fait très naturellement. Car tout le monde a conscience que le leader est Virgil, point final. C'est une affaire d'intelligence et de maturité, et sur ce plan Liverpool a un groupe exceptionnel. Vous n'êtes jamais tenté d'être davantage le leader, un peu plus le visage du club ? Si cela doit se faire, ça ne peut venir qu'avec le temps. Il y a un processus, ce n'est pas quelque chose que l'on réclame, il faut le mériter et ça commence par le terrain. L'excellence, la régularité, être irréprochable, et, ensuite seulement, commencer à guider les autres joueurs, notamment les nouveaux. C'est à partir de là que la question de la légitimité dans le leadership arrive, jamais avant. Et, même avec tous ces éléments, rien ne garantit que vous serez le capitaine car, au-delà de Virgil, il y a facilement huit ou neuf autres leaders. Ce leadership collectif a été mis à très rude épreuve la saison passée par la disparition de Diogo Jota. Comment avez-vous vécu cette tragédie, collectivement et, vous, individuellement ?Ça a été terriblement dur pour tout le monde car Diogo Jota (l'international portugais a trouvé la mort lors d'un accident de la route, le 3 juillet 2025) faisait partie de ces joueurs qui ont toujours tout donné pour le groupe... Au début de la saison, on a utilisé ce traumatisme comme une motivation mais ça a été très lourd à porter. Moi, j'ai joué la saison en me donnant à fond car je me disais que c'est ce qu'il aurait voulu de chacun de nous. Mais c'était vraiment difficile car je crois que tout le monde se disait : "Pourquoi une telle chose est arrivée à quelqu'un comme lui ?" Cette incompréhension, cette difficulté à se rendre compte de ce qui s'est passé, ça a été compliqué à appréhender. Le truc c'est qu'on n'en a jamais parlé entre nous. Jamais ?Jamais. Chacun a pris ce drame au fond de lui et je ne sais pas si cela a été une bonne chose. Car aucun de nous n'a pu sortir son ressenti auprès du groupe. Je ne sais pas ce qu'il aurait fallu faire, on ne le saura jamais. Essayons de finir sur une note plus positive. Avez-vous des rêves ?Honnêtement, quand j'étais enfant, j'ai toujours rêvé de gagner la Ligue des champions, sans doute davantage que de remporter la Premier League. Mais, maintenant que j'y ai goûté, je veux absolument regagner la Premier League car c'était tellement dingue en 2025. Malheureusement, on est tombés sur le Paris-SG à deux reprises en Ligue des champions. Il y a deux saisons, on avait réussi à les mettre dans les cordes (1-0, 0-1, 1-4 aux t.a.b. en huitièmes de finale 2025) mais cette année, ils nous ont éteints (0-2, 0-2 en quarts de finale). Luis Enrique est un magicien. Il a construit une équipe qui est toujours en mouvement de façon coordonnée, avec une forme de liberté dans leurs déplacements, très forte dans la conservation de balle, dans les courses, dans les transmissions. Mais je suis convaincu que nous pouvons rivaliser et j'ai bon espoir qu'avec le nouveau coach Andoni Iraola(l'Espagnol est arrivé de Bournemouth en remplacement du Néerlandais Arne Slot) nous allons aller dans le bon sens. Et puis, évidemment, je rêve de jouer un jour la Coupe du monde. C'est amusant, vous êtes l'un des rares joueurs actuels qui ne mentionnent pas le Ballon d'Or France Football dans ses rêves.Évidemment que c'est un rêve. Mais peut-être que je ne le mentionne pas car j'ai l'impression que les votes ne sont pas toujours faits en fonction de ce que vous avez accompli durant la saison. Quand je vois qu'en 2018, quelqu'un comme(Raphaël) Varane, vainqueur de la Ligue des champions (avec le Real Madrid) et de la Coupe du monde, ne l'a pas remporté (il a été décerné au Croate Luka Modric), je me doute que sans gagner avec la Hongrie, ça va être très compliqué. (Rires.) Et (Erling) Haaland, en raflant tout avec Manchester City en 2023, et en massacrant tous les records de buts, ne l'a pas eu non plus (Lionel Messi avait été lauréat pour la huitième fois)... Les années impaires laissent néanmoins une vraie chance aux champions qui n'évoluent pas au sein d'une grande équipe nationale. Mmm... Oui, c'est juste. Vous décernez quand le Ballon d'Or en règle générale ? En octobre, c'est ça ? Bon ben, rendez-vous alors en octobre 2027. (Rires.) »
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