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L'Espagne est venue à bout de la Belgique et retrouvera la France en demi-finales de la Coupe du monde 2026. Dans l'entrejeu, Rodri a pris en main l'animation de la Roja. La sortie sur blessure de Thibaut Courtois, auteur de plusieurs arrêts importants, a coûté cher à la Belgique, avec une erreur de son remplaçant sur le second but espagnol.
Son invincibilité a pris fin au bout de 649 minutes, sur le premier tir qu'il a subi ce vendredi. Mais difficile de reprocher quoi que ce soit au gardien sur la tête à bout portant de De Ketelaere (1-1, 41e). Deux sorties manquées dans le dernier quart d'heure qui auraient pu coûter cher. Il avait un énorme Doku en face et il a franchement bien défendu, ne perdant que rarement ses duels et gênant suffisamment l'ailier lorsqu'il était en difficulté. Il est également au départ de l'action de l'ouverture du score avec son centre pour Olmo (31e). - 1 jaune Le Barcelonais avait plutôt bien démarré mais il est en partie responsable de l'égalisation puisqu'il perd son duel aérien contre De Ketelaere (1-1, 41e). Dans la foulée, il perd le fil et prend un jaune (43e). Mais il s'est repris en seconde et c'est son tir de loin qui aboutit au but de la victoire de Merino (88e). - 1 jaune Le natif d'Agen a réalisé une première période extrêmement solide, avec notamment ce magnifique tacle pour empêcher un contre de De Ketelaere (12e) ou cette défense debout face au Bergamasque (39e). Des gros duels avec Lukaku lorsque ce dernier est entré et un gros sauvetage en fin de match (90e + 2). On n'a pas vu Trossard dans son couloir. Il est toutefois un peu loin du centreur, Timothy Castagne, sur l'égalisation belge. Il a été actif sur son côté mais plus imprécis qu'à l'accoutumée. Dès qu'il apparaissait, le jeu de la Roja était tout simplement transformé. Une grosse entame avant d'être plus neutre, puis une seconde période d'envergure internationale, avec des orientations toujours bien senties et de grosses interventions pour couper les quelques offensives belges. - 1 but - 55'Pedri Il était la surprise du onze, préféré à Pedri dans l'entrejeu, et le Parisien a saisi sa chance en ouvrant le score à la suite d'une frappe d'Olmo repoussée dans ses pieds par Courtois (1-0, 30e). Remplacé par Pedri (55e). L'ailier catalan n'avait pas Nuno Mendes face à lui. Il a su en profiter pour bien combiner avec Pedro Porro, notamment sur l'ouverture du score. Encore du déchet quand il porte le ballon, mais un bilan vraiment positif entre ce tir enroulé à côté (21e), ce coup franc provoqué et cadré (35e) ou cette frappe dans le petit filet (40e). Plus intermittent après la pause, il a encore bénéficié de plusieurs situations sans concrétiser et en insistant trop, parfois, sur la solution individuelle. - 86'M. Merino Ses déplacements ont gêné la défense belge, et c'est lui qui a repris le centre de Porro repoussé par Courtois sur l'ouverture du score (30e). Relais précieux, il est monté en régime après la pause dans des espaces plus larges, sans trouver la dernière passe. Son remplaçant, Merino, entré à la 86e, a fait la différence sur sa première occasion (88e). - 55'F. Torres En première période, il a touché autant de ballons que Lamine Yamal, pas vraiment pour le même résultat. Le Madrilène a encore été l'élément offensif le moins en vue côté espagnol. Comme face au Portugal lors du match précédent, Ferran Torres, qui l'a relayé dès la 55e minute, a apporté plus de variété et de profondeur. - 79'N. Williams Un deuxième match d'affilée sans marquer pour la pointe de la Seleccion. L'attaquant de la Real Sociedad avait manqué une grosse occasion contre le Portugal au tour précédent. Cette fois, il a eu une seule occasion de frapper, pour buter sur Courtois dans un angle fermé (62e). Il a cédé sa place à Nico Williams (79e). Il avait opté pour Fabian Ruiz à la place de Pedri et le Parisien a été l'auteur de l'ouverture du score. Il n'a pas hésité à faire des changements très tôt et le dernier, l'entrée de Merino, a une nouvelle fois été payant. - 71'S. Lammens Sollicité en première période, il a repoussé les ballons en urgence par manque de visibilité. Son premier est revenu dans les pieds de Fabian Ruiz (30e). Il a relancé long pour sauter le pressing espagnol, souvent à destination de De Ketelaere. Sa concentration n'a pas été prise à défaut avec des interventions nettes en deuxième période (61e, 62e). Blessé, il a été remplacé, en larmes, par le gardien de Manchester United, Lammens (71e), qui commet une grosse faute de main en relâchant le tir de Cubarsi (88e). - 1 passe décisive Il a énormément proposé offensivement et son centre impeccable pour De Ketelaere est une passe décisive de grande classe. Il n'en a pas moins beaucoup défendu et ne peut repousser le but de Ruiz qui passe entre ses jambes. Combatif et présent jusqu'en fin de rencontre. Un match sérieux et une bonne proximité avec Olmo qui a permis de diminuer l'influence du milieu espagnol. Ses dégagements sont facilités par son placement adéquat, ses anticipations. Ils attestent de sa résilience et de sa progression. Il a bien défendu dans le domaine aérien, son point fort. Son alignement et sa coordination avec Ngoy étaient cohérents et efficaces. Un match sérieux et complémentaire avec le défenseur central du LOSC. - 61'J. Seys Il a été en grande difficulté dans la gestion de la profondeur défensive et cette capacité à bloquer les démarrages de Yamal. Mais le latéral gauche est venu porter le danger dans la surface adverse sans cadrer sa reprise sur une belle occasion (55e). Remplacé, un peu usé, par Seys (61e) qui a fait une bonne rentrée, apporté du tonus et a colmaté les brèches grâce à sa vitesse d'intervention. Après une première partie de première période un peu fébrile, il a trouvé son rythme et gratté neuf ballons. Il était en permanence au combat. Parfois dans la projection comme sur la meilleure occasion belge en deuxième période (55e). Un match plein, dans son registre. - 60'R. Lukaku Aligné d'entrée à la suite de la blessure de Tielemans à l'échauffement, il n'est pas assez allé chercher l'adversaire dans les pieds. Il maîtrise moins ce poste de pur récupérateur. Sa capacité à s'infiltrer entre les lignes n'a pas assez servi son équipe. Remplacé par Witsel (60e) qui a apporté du calme et de l'expérience devant la défense. - 60'A. Witsel L'attaquant d'Arsenal s'est distingué par une grande implication défensive. Son soutien a été précieux à Castagne pour bloquer le flanc gauche espagnol. Il a gardé du jus pour conserver et faire tourner le ballon à l'approche de la surface ibérique. Remplacé par Lukaku (60e) qui n'a pas eu beaucoup de munitions propres. On aurait aimé qu'il en dispose d'au moins une seule. Pour voir. - 1 jaune - 86'A. Saelemaekers Il n'était pas assez proche de De Ketelaere pour exploiter les deuxièmes ballons, et parfois bougon faute des munitions pour son jeu long immédiat. Il a donc été peu influent en première période. Son attitude traduisait aussi un manque d'implication ou de jus. Il s'est mieux situé en deuxième période, ce qui a permis soit à ses coéquipiers de souffler, soit de bien se projeter vers l'avant. Il a sollicité Simon (62e). Mais son physique a lâché en fin de rencontre. Averti (85e) juste avant son remplacement par Saelemaekers (86e), qui ne parvient pas à trouver Lukaku sur la dernière occasion belge (90e + 2). L'ailier de City avait des jambes, pas toujours la lucidité dans ses dernières passes, mais la puissance et la vitesse pour percer des lignes et accélérer la transition. Ses perforations lors des premières minutes l'ont mis en confiance. Mais ses efforts de repli pour aider De Cuyper, pas toujours assez proche, ont usé son carburant. Il est ensuite retombé dans ses travers, égoïste, excessif dans ses dribbles, et en manque de justesse en finition. Il est resté impliqué avec son reste d'énergie. - 1 but Très souvent sollicité dos au but, à un contre deux, il a bien rempli son rôle de remiseur de la tête pour l'exploitation des deuxièmes ballons. Son agressivité était productive pour challenger Laporte. Il a bien musclé son jeu pour concrétiser un centre de Castagne en passant devant Cubarsi et permettre à la Belgique d'égaliser (41e) en inscrivant le premier but encaissé par l'Espagne. Il a bien travaillé jusqu'au bout. L'entraîneur avait demandé de la verticalité à son 4-5-1 et cette capacité à s'engouffrer dans le dos des défenseurs espagnols. Son équipe a beaucoup souffert, mais elle a aussi existé, ce qui est son mérite, avec des changements opportuns, productifs. Car il a dû composer avec trois changements contraints : la titularisation de Vanaken à la suite de la blessure musculaire de Tielemans à l'échauffement ; la sortie de Courtois, lui aussi blessé, laissant Lammens commettre une grosse erreur qui condamne son équipe ; la sortie de De Bruyne, peu en forme. Avec ses choix d'apporter de la vitesse, d'autres forces ont été annulées.
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